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Après la Renaissance, le chien devient aussi source d'énergie

 

A partir du XVIème siècle, le chien est donc, de plus, utilisé comme source d’énergie, par le biais des roues à chien,  devenues nombreuses à partir du XVIIIe siècle. Le principe en est simple : le chien doit courir à l’intérieur d’une roue qui actionne ainsi divers instruments : soufflet de forge, tournebroche, aiguiseur de couteaux, tour à bois, baratte pour faire le beurre et même… machine à coudre. On trouve des témoignages de ces exploitations dans une usine fabriquant des clous dans les Ardennes (400 chiens y étaient employés en 1879) ou encore dans les coutelleries de Châtellerault (1919) en France.

 

Le XVIIIe siècle, puis le XIXe, voient l'"explosion" du nombre de races

 

C'est à ces périodes que l'engouement de l'Homme pour ces compagnons poilus et à 4 pattes devient vraiment indéfectible.

Le chien passe alors du statut d'outil ou de simple compagnon au statut de véritable membre de la famille !

 

Dès lors, non seulement le nombre de chiens, mais aussi le nombre de races, explosent littéralement !

Il devient alors l'animal le plus commun dans la société humaine.

 

Vers 1855, les races anciennes de Chiens sont reconnues officiellement et leur type est homogénéisé (fixé) tandis que de très nombreuses nouvelles races créées par l'homme apparaissent. C'est l'apparition de la cynophilie (ce qui est l'étude et la gestion des races de chiens).

 

À la Belle Epoque, (période s'étendant de la fin du XIXe siècle au début de la première guerre mondiale), puis entre les deux guerres, les artistes, les écrivains, et les politiciens choisissent des animaux qui les différencient du commun tel que les teckels par leurs petites tailles ou encore les caniches pour leurs poils.

 

C'est à ces époques que, d'un chien d'une taille et d'un poids relativement proche du loup (une trentaine de kg, même si certains loups mâles peuvent atteindre 50kg), on arrive à une diversité qui va du Chihuahua (d'environ 2,5 kg à 3 kg) pour un mâle adulte, au Mastiff (Old English Mastiff) dont un mâle peut atteindre les 110 kg !

 

Une telle diversité de taille et de poids pour une même espèce est unique dans tout le règne animal !

 

Si l'on s'en réfère à Fédération Cynologique Internationale, il existe, aujourd'hui en 2018, 344 races de chiens officiellement reconnues.

 

Mais il existe sans doute plus d'un centaine de races de plus  !

Quelques exemples de races courues entre le XIVe et le XIXe siècle

 

Le Berger Allemand

 

Le Berger Allemand descend du Berger Persan qui lui même descend du « canis familiaris metris optimac » dont la première vague apparut en Europe, au 2ème millénaire AV.JC grâce aux nomades asiatiques forgerons et chaudronniers (à l'âge de bronze)
A la fin du 19ème siècle, le capitaine de cavalerie allemand Max Von Stephaniz à fixé et établi les standards du Berger Allemand dénommés « Berger d’Alsace » et

« Chiens-loup »

 

 

 

 

Le Bichon Maltais

 

Venu d’Egypte en transitant par l’Asie Mineure (où sa terre d’élection aurait été le bourg de Melita, d’où son nom).
  • La coqueluche des Dames Athéniennes dès le Ve siècle AV.J.C.
  • Chien favori de la Renaissance
  • Chien Favori de Madame de Pompadour

 

Le Boxer

 

Le boxer est né en Allemagne, dans les années 1880, de l'accouplement d'un Bullenbeisser(aujourd'hui disparu) et d'un Bulldog Anglais.

Le Boxer Club Allemand de Munich est créé en 1895. Le premier standard est publié en 1902.

Le Bullenbeisser était un chien très courageux et très puissant, fier et loyal qui était apprécié des éleveurs et des commerçants (bouchers, brasseurs, ...) pour assurer la défense de leurs biens. Suite aux voyages de ses maîtres et aux croisements en résultant, le Bullenbeisser devint Bierboxer (ou Bierhunde, chien du brasseur), animal plus agressif, devenant parfois incontrôlable. 

Le Chien explorateur

 

De nos jours, le chien assiste toujours l’homme dans sa vie quotidienne (chasse, garde, défense…) mais aussi dans les grandes étapes de ses nouvelles découvertes : les expéditions au Pôle Nord et au Pôle Sud avec les chiens de traîneau. Les premiers essais de saut en parachute remontent à 1785, où Blanchard réussit l’atterrissage après avoir lâché à 500 m d’altitude un chien muni d’un parachute. La conquête de l’espace n’est pas en reste : la chienne Laïka, premier être vivant dans l’espace, placée dans le Spoutnik II pour ce qui fut le premier vol soviétique habité le 3 novembre 1957 !